ArchiMed récolte 315 M€ pour son 2ème véhicule

MOUVEMENTS

Santé : ArchiMed récolte 315 M€ pour son 2ème véhicule

Par Xavier Demarle | 18/09/2017 | 12:05

Une levée éclair de quatre mois aura seulement été nécessaire pour ce fonds dédié à 100 % à la santé.

C’est une « poussée » remarquée que vient de conclure ArchiMed. Entièrement dédiée aux investissements dans la santé, l’équipe de gestion présidée par Denis Ribon a amassé 315 M€ pour son deuxième fonds. Ce qui représente une taille deux fois supérieure à celle d’ArchiMed I, dont le closing final avait été enregistré à 150 M€, en 2015. Quatre mois auront été nécessaires pour la réalisation de cette nouvelle levée, conclue au hard cap – pour une demande de souscription représentant 150 % de la taille du véhicule. Le fundraising a rencontré un écho favorable auprès d’un public d’investisseurs diversifiés : des fonds de fonds, des family offices, des fondations, des banques, des compagnies d’assurances et même des fonds souverains font partie du cercle des souscripteurs. Tout cela sachant que plupart des 30 investisseurs présents dans ArchiMed II sont originaires d’Europe (Benelux, France, Allemagne, Royaume-Uni…) et des Etats-Unis.

Une sortie, deux recaps
Ce plébiscite, ArchiMed le doit beaucoup aux premiers résultats encourageant de son first-time fund, qui a déjà retourné à ses LPs l’équivalent d’un tiers de sa taille. La société de gestion basée à Lyon s’était notamment fait remarquer en cédant en avril dernier sa participation majoritaire dans HIS (ingrédients naturels pour compléments alimentaires), moins d’un an après son investissement. Réalisée au profit de l’allemand Doehler, cette opération s’était soldée sur un TRI de 400 %. ArchiMed a par ailleurs signé deux recaps dans son portefeuille. Une activité qui ne peut conforter la structure dans sa stratégie paneuropéenne, qui l’amène à s’intéresser à l’univers de l’healthcare dans toute sa dimension (matériel médical, biopharma, services, santé, santé préventive…). Tout cela dans des scénarios de LBO ou de growth capital.
Xavier Demarle

Source: Les Echos